l'avant scène cinéma

Ma famille de samouraïs

São Paulo, dans les années 1980. Noboru doit préparer pour l’école un exposé sur ses origines japonaises. Pour comprendre l’histoire de sa famille, il interroge son grand-père Hideo, arrivé au Brésil en 1920. Mais celui-ci se montre d’abord réticent à raconter un passé qu’il a passé une grande partie de son existence à essayer d’oublier. Peu à peu, les souvenirs remontent et avec eux l’histoire d’une famille déracinée qui a dû apprendre à construire une nouvelle vie loin du Japon.

Adapté du roman Nihonjin d’Oscar Nakasato, Ma famille de samouraï aborde un pan assez méconnu de l’histoire : celui de l’immigration japonaise au Brésil au début du XXe siècle. Célia Catunda fait le choix de l’animation pour donner corps à cette mémoire familiale et rendre accessible aux plus jeunes une histoire complexe, faite de déracinement, d’intégration et d’identité. Mais le film raconte surtout la difficulté de transmettre ce que l’on a soi-même cherché à enfouir. Face aux questions de son petit-fils, Hideo doit accepter de rouvrir une histoire douloureuse tandis que Noboru découvre peu à peu celle qui l’a précédé. Avec beaucoup de simplicité, le film rappelle ainsi que notre identité se construit aussi dans les récits que l’on nous transmet, mais également dans les silences dont nous héritons.

Myriam Burloux 

Meu Avô é um Nihonjin. Film d’animation brésilien de Célia Catunda (2026), avec les voix de Ken Kaneko, Pietro Takda. 1h22.

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